Dans cette
rubrique Travelling, émission Spéciale Starwars oblige,
nous allons parler de cette série cinématographique
qui a révolutionné pour toujours à la fois le
genre du cinéma de Science Fiction et l'industrie du cinéma
en général. On pourra même dire que rien ne fut
pareil après la sortie de l'épisode 4, A new Hope, en
1977 à la fois dans le rythme utilisé dans les films
de combats, mais aussi dans la fidélisation d'un public, qui
s'est pris cette saga dans la tronche, comme une digestion ultime
de la pop-culture, 30 ans après son avènement.
En ce qui concerne le rythme, nous y reviendrons tout à l'heure.
Pour ce qui est de la pop-culture, c'est à juste titre qu'il
a été ressenti comme le témoignage filmé
d'une époque. Les recettes utilisées par Lucas ne sont
pourtant pas nouvelles. Mais c'est justement la prise en compte de
la nécessité de réadapter les classiques à
la sauce Pop qui en fera le chef d'uvre intemporel qu'il est
devenu.
Car finalement, la destinée du jeune Skywalker est directement
tirée de celles qui furent connu depuis l'Antiquité
jusqu'à nos jours, de Ulysse à Perceval, des tragédies
d'Ovide à celles de Racine, en passant, anglo-saxons obligent,
par les textes de Shakespeare. On pourra également parler du
background filmique du jeune Lucas : tout ce dont il parle dans American
Graffiti, un film qu'il réalisa en 1973 ; les westerns d'abord,
qui sont le véritable ferment de sa culture, et d'ailleurs
de l'ensemble de cette génération qu'on pourrait nommer
les "parents du Rock". Parmi ceux ci, on pourra nommer La
chevauché fantastique de John Ford, mais aussi les films avec
une forte personnalité en guise de héros : James Dean
dans la fureur de vivre de Nicholas Ray notamment. Mais il n'y a pas
seulement les westerns, il y a aussi les films de sabre ou de Kung-fu,
qui sont très à la mode à l'époque de
la sortie du premier Star Wars, et que sans nul doute ont nourri l'écriture
et la conception de la mise en scène de Lucas.
Mais avant tout, ce qui fait le Contexte, c'est la littérature
: car les Star Wars se nourrissent avant tous des lectures adolescentes
de Lucas. Parmi celles ci, on pourra citer, références
évidentes, le Seigneur des anneaux, notamment pour la construction
organisée d'une saga dans un monde imaginaire dont il a fallu
inventer l'ensemble des composantes. Comme pour Tolkien, Lucas a utilisé
des légendes existantes, qui finalement sont toujours construit
sur le même schéma (le héros prométhéen
dans sa quête initiatique de sagesse) et les a introduit dans
un monde ou il est un deus ex machina et dont il contrôle chaque
événement avec une jalousie quasi maladive. Mais dans
ces lectures, la référence la plus évidente,
c'est le ferment de toutes les différentes voies de la pop-culture,
il s'agit des comics anglo-saxons ; s'ils ont influencé le
cours de l'histoire commencé il y a longtemps, très
longtemps dans une galaxie lointaine, c'est surtout le cours de la
réalisation qu'ils ont considérablement marqué.
A chaque détour de plan de l'épisode 4 et 6, on peut
reconnaître des hommages appuyés aux X-men, A Batman
et consorts. Amusant commencement des choses, d'ailleurs, puisque
c'est le contraire qui se passera ensuite, chacune des adaptations
d'une star de l'écurie Marvel s'inspirant avec insistance sur
l'univers Star Wars.
Le mélange de ces influences a dopé incontestablement
le rythme de la première trilogie, qui, mais peut être
la vois-je avec les yeux de Chimène, n'a pas pris une ride
ou, du moins, pour être beaucoup moins tranché, est encore
tout à fait regardable. On pouvait avoir grande peur par rapport
à A New Hope, le quatrième épisode de la série,
mais il se maintient bien, ne paraît pas si lent et ne semble
pas si dépassé. Pourtant il l'est, mais la puissance
de l'histoire nous fait oublier, comme pour les films d'Hitchcock
ou les anticipation de De Palma, que le calque est trop visible
Bizarrement, c'est la scène de combat entre Luke et (
),
la bestiole de Jaba, dans Return of the Jedi, pourtant tourné
en 1984, qui a le plus mal vieilli. Le plus étonnant, c'est
que Lucas ne l'aie pas dépoussiéré pendant la
remasterisation, effectuée avant la sortie de Phantom Menace,
comme pour préparer la sortie de sa seconde trilogie, revenu
au moment exact ou il le fallait, après que les réalisateurs
dont l'enfance fut bercé par les macarons de Léïa
et sa chute de rein parfaite que le délicieux Jaba the Hutt
voulu bien nous dévoiler, au péril de sa vie. En effet,
que dire des frères Washowski et de Matrix, sinon qu'en ayant
remis les combats de sabres au goût du jour, ils ont aussi relancé
la carrière florissante de la famille Skywalker.
C'est aussi le point sur lequel nous finirons, mais qui ne peut pas
être éludé ; il s'agit de l'art consommé
de Lucas pour le commerce et la fidélisation de son public
partout dans le monde. Il ne lui a pas suffi de contruire un monde
fabuleux, il a fallu qu'il le vende. Ainsi, chaque épisode
a sa bestiole amusante ou mignonne ou le deux, qui pourra être
commercialisé en T-shirt, en figurine ou en tasse de thé
: Ainsi D2R2, Yoda, et surtout les Ewoks et Jar jar, sont là
pour faire sourire les gamins et ceux qui ont su le rester, et éventuellement
les faire passer à la caisse enregistreuse. En 1977, c'était
le premier film a adopter un tel plan marketing. Et même si
maintenant le procédé semble d'une banalité sans
fond, il s'agissait d'une nouveauté qui ne pouvait que plaire
aux victimes consuméristes de la pop-culture, qui sont avant
tout des grands consommateur. Figurez vous que chaque détail
des Star Wars un peu emblématique est utilisé pour en
faire un objet de déco. Ainsi, il y a des fous qui serait prêt
à débourser 7500 balles pour avoir dans leur salon Han
Solo grandeur nature figé dans la carbonite ! Alors qu'entre
nous, quitte a choisir un personnage de cette scène, autant
choisir d'avoir dans son salon la princesse Léïa grandeur
nature figé dans son bikini ! Mais je m'égare
Ce qui est très fort dans l'empire Lucas, c'est qu'il contrôle
de bout en bout sa production, y compris les produits dérivés.
Voir par exemple, avec Lucas Art, les jeux vidéo tirés
des films, voir les suites autorisées qu'il a laissé
paraître en bouquins. Mais ce qui a fait sa force, en bon Jedi
de l'industrie filmique qu'il est, c'est d'avoir tout misé
sur une série qui commençait par l'épisode 4.
Investissement payant, puisque maintenant nous nous languissons d'attendre
le 2 et le 3, près de 25 ans après, alors que nous sommes
devenus adultes. Et comme je sais que vous aussi, chers auditeurs
vous vous languissez d'attendre Attack of the Clones, l'épisode
2 de la saga, je vous livre quelques informations exclusives : d'abord
sachez que Samuel L Jackson, que l'on voyait derrière Yoda
dans l'épisode 1 va prendre le rôle du Jedi en vue, sous
le nom de Mace Windu. Et que Christopher Lee va prendre le rôle
du tout premier Jedi Hérétique, le comte Dokuu. Mais
sans attendre, je vous livre un scoop, une grande première,
puisque je vous livre le synopsis de l'attaque des clones :
Depuis le blocus de la planète Naboo par la Fédération
du commerce, survenu dix ans plus tôt, la République
vit dans la prospérité grâce aux bonnes actions
du chancelier Palpatine. Malgré tout, la paix ne règne
pas d'un bout à l'autre de la galaxie. Des dissidents font
part de leur mécontentement envers le fonctionnement de la
République De ce groupe, le comte Dooku en est l'un des principaux
fers de lance. Il est également l'un des vingt Jedi hérétiques
à avoir tourné le dos à l'Ordre des Jedi, ce
qui soulève de l'inquiétude à la fois au Sénatet
dans la population intergalactique. Padmé, ayant cédé
le trône de Naboo à Jamillia pour prendre le rôle
de sénatrice, croît résolument que la République
doit se doter d'une solide armée avant que les incidents ne
s'enveniment davantage et elle s'envole pour Coruscant débattre
son point. A peine a-t-elle atterri sur Coruscant que son vaisseau
explose! Cordé, son double, la remplaçait à bord.
Padmé, de son vaisseau d'escorte, n'a pu que regarder avec
stupéfaction l'attentat porté contre elle. Obi-Wan Kenodi
et Anakin Skywalker, son disciple, prennent rapidement des nouvelles
de Padmé.
Mais la situation ne s'améliore guère : un chasseur
de prime tente d'assassiner l'ancienne reine quelques heures plus
tard, une tentative que font échouer les deux Jedî. Afin
d'assurer la sécurité de Padmé, il est décidé
par le Conseil des Jedi qu'Anakin la ramènera à Naboo.
Anakin sait qu'il devra mettre de côté ses sentiments
envers la sénatrice durant ce devoir, mais l'amour est une
chose bien difficile à maîtriser, et ce, même pour
un Jedi. De son côté, Obi-Wan s'envole vers Kamino. Des
indices lui portent à croire que quelque chose d'insidieux
se trame sur cette planète bleue - mais quoi? Isolée
dans l'un des immenses édifices qui recouvrent, tout Coruscant,
une sombre figure contacte le comte Dooku : Obi-Wan ne doit pas voir
de son vivant le secret de Kamino.